Nécrologie : ces Africains que nous avons perdus en 2021

0
19

De nombreuses personnalités du continent, des politiciens, tout comme des artistes et des personnes ordinaires, ont tiré leur révérence en 2021.

Tout comme 2020, l’année 2021 a aussi été macabre avec plusieurs morts enregistrés en Afrique, surtout dans les milieux politique et artistique.

Le dernier décès en date enregistré sur le continent est de l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, décédé au Cap le 26 décembre à l’âge de 90 ans.

A surtout lire sur BBC Afrique :

Desmond Tutu, archevêque (Afrique du Sud)

L'archevêque Desmond Tutu est décédé au Cap le 26 décembre 2021 à l'âge de 90 ans
Légende image,L’archevêque Desmond Tutu est décédé au Cap le 26 décembre 2021 à l’âge de 90 ans

Contemporain de Nelson Mandela, Desmond Tutu est décédé le 26 décembre dernier au Cap, à l’âge de 90 ans.

L’archevêque Tutu a reçu le prix Nobel de la paix en 1984 pour son rôle dans la lutte pour l’abolition du système d’apartheid appliqué par le gouvernement de la minorité blanche contre la majorité noire en Afrique du Sud de 1948 à 1991.

Surnommé affectueusement l’Arche, Tutu était immédiatement reconnaissable, avec ses robes de clercs violettes, son attitude joyeuse et son sourire quasi permanent.

Ordonné prêtre en 1960, Tutu a ensuite été évêque du Lesotho de 1976 à 1978, évêque adjoint de Johannesburg et recteur d’une paroisse à Soweto. Il est devenu évêque de Johannesburg en 1985 et a été nommé le premier archevêque noir du Cap l’année suivante.

Il n’avait pas peur de montrer ses émotions en public, notamment en riant et en dansant lors de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud en 2010.

Malgré sa popularité, il n’était pas un homme aimé de tous. Il était très critique à l’égard du gouvernement du Congrès national africain (ANC) dans l’ère post-apartheid, lorsqu’il estimait que celui-ci donnait une mauvaise image de l’Afrique du Sud – allant même jusqu’à avertir en 2011 qu’il prierait pour sa chute en raison de l’annulation d’une visite du Dalaï Lama.

Après que Mandela soit devenu le premier président noir d’Afrique du Sud en 1994, Tutu a été nommé par ce dernier à la Commission Vérité et Réconciliation mise en place pour enquêter sur les crimes commis par les Blancs et les Noirs pendant l’apartheid.

C’est également à lui que l’on doit l’expression « nation arc-en-ciel » pour décrire le mélange ethnique de l’Afrique du Sud post-apartheid, mais dans les dernières années de sa vie, il confesse avoir regreté que la nation ne se soit pas unie comme il l’avait rêvé.

Agnes Tirop, athlète (Kenya)

Agnes Tirop été retrouvée morte poignardée à son domicile dans la ville d'Iten, dans la vallée du Rift, le 13 octobre 2021
Légende image,Agnes Tirop été retrouvée morte poignardée à son domicile dans la ville d’Iten, dans la vallée du Rift, le 13 octobre 2021

Née le 23 octobre 1995 dans le comté de Uasin Gishu, Agnes Jebet Tirop a été retrouvée morte poignardée à son domicile dans la ville d’Iten, dans la vallée du Rift, le 13 octobre 2021.

Les athlètes kenyans étaient sous le choc après avoir appris que leur amie et détentrice de record du monde avait été poignardé à mort en octobre.

Son mari, Emmanuel Rotich, a été arrêté le 14 octobre par la police alors qu’il était en fuite.

Inculpé par un tribunal kenyan pour meurtre, il a plaidé non coupable.

Tirop était une coureuse de fond prometteuse qui a battu le record du monde du 10 km réservé aux femmes en septembre et a également participé aux Jeux olympiques de Tokyo.

Connue pour être une spécialiste des courses de fond, elle a remporté le titre individuel des championnats du monde de cross-country en 2015, à Guiyang, en Chine.

Le 5 août 2017, aux championnats du monde à Londres, elle remporte la médaille de bronze du 10 000 m.

En 2009, deux ans plus tard, à Doha, elle remporte la même médaille.

Sarah Obama, éducatrice (Kenya)

Sarah Obama est décédée à l'âge de 99 ans
Légende image,Sarah Obama est décédée à l’âge de 99 ans

Mamma Sarah, comme on l’appelait, a accédé à la notoriété mondiale lorsque son petit-fils par alliance, Barack Obama, est devenu président des États-Unis en 2009, mais elle était déjà bien connue dans sa région natale, dans l’ouest du Kenya, où elle avait épousé un homme beaucoup plus âgé à l’adolescence, comme le voulait la coutume.

Pendant des décennies, elle a dirigé une fondation pour aider à éduquer les orphelins et les filles, un sujet qui lui tenait à cœur car elle ne savait pas lire elle-même. En 2014, elle a reçu le prix du pionnier de l’éducation de l’ONU pour son travail.

Barack Obama a déclaré que ce dévouement à l’éducation a commencé avec ses enfants : « bien que n’étant pas sa mère biologique, Mamie allait élever mon père comme le sien, et c’est en partie grâce à son amour et à ses encouragements qu’il a pu défier les probabilités et réussir suffisamment bien à l’école pour obtenir une bourse d’études dans une université américaine. »

Il a ajouté qu’au cours de sa vie, Sarah Obama a été témoin de changements d’époque « mais son esprit essentiel – fort, fier, travailleur, peu impressionné par les marques conventionnelles de statut et plein de bon sens et de bonne humeur – n’a jamais changé ».

Lamine Diack, sportif et homme politique (Sénégal)

Lamine Diack est décédé dans la nuit du 2 au 3 décembre 2021 à Dakar
Légende image,Lamine Diack est décédé dans la nuit du 2 au 3 décembre 2021 à Dakar

Lamine Diack, président de la Fédération internationale d’athlétisme de 1999 à 2015, est décédé dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 décembre, à Dakar.

L’homme de 88 ans, au cœur d’une affaire de corruption qui a marqué l’athlétisme mondial, était rentré chez lui au Sénégal, en mai dernier.

Il avait été condamné à 4 ans de prison pour corruption et assigné à résidence en France depuis 2015.

Son retour au pays a été rendu possible, en partie, par le club de football local qu’il dirigeait autrefois, le Jaraaf de Dakar qui a versé sa caution de 500 000 euros dans le cadre d’une deuxième affaire judiciaire en cours.

M. Diack a toujours clamé son innocence dans le cadre de cette affaire de corruption.

Sibongile Khumalo, chanteuse (Afrique du Sud)

Sibongile Khumalo est une chanteuse de jazz sud-africaine
Légende image,Sibongile Khumalo est une chanteuse de jazz sud-africaine

Née le 24 septembre 1957 à Soweto, la chanteuse sud-africaine Sibongile Khumalo est décédée le jeudi 28 janvier 2021, à l’âge de 63 ans.

Elevée dans une famille totalement imprégnée de musique, Sibongile Khumalo s’est intéressée à plusieurs genres musicaux, comme l’opéra, le jazz et la musique traditionnelle africaine.

Son père, Khabi Mngoma, qui était un musicien classique et professeur de musique à l’université du Zululand, l’a très tôt encouragée à suivre ses pas.

Sa mère était également une soliste alto. Et c’est à l’âge de huit ans que Sibongile a entamé l’apprentissage du violon.

Elle ira par la suite étudier la musique à l’université du Witwatersrand et à l’université du Zululand.

Cette grande expérience fait d’elle un symbole de l’ordre musical de son pays.

Dans sa riche carrière, elle a eu à diriger le Funda Art Centre, un centre d’enseignement artistique de Soweto.

Mais c’est en 1993 que Sibongile Khumalo s’est faite connaitre du grand public en remportant le prix de la meilleure jeune artiste au Grahamstown Festival.

Quand le président Nelson Mandela est élu président de l’Afrique du Sud, après sa libération, elle chante à l’occasion des célébrations nationales.

Lors de la finale Coupe du monde de rugby en 1995, elle dirige l’interprétation des hymnes nationaux sud-africain et néo-zélandais.

En 1997, en tournée en Europe, elle chante avec d’autres artistes, un vaste répertoire des chants du Kwazulu Natal.

En 2019, elle participe au premier festival de jazz de l’Est du Cape.

Au courant de sa carrière, Sibongile Khumalo a toujours été comparée à Miriam Makeba dans ses interprétations de la musique traditionnelle zoulou sud-africaine.

Ses chansons de jazz ont souvent aussi été comparées à ceux d’Ella Fitzgerald et de Betty Carter.

Elle a été surnommée par le président Nelson Mandela la « Première dame de la chanson ».

Sibongile Khumalo a eu deux enfants avec son mari, l’acteur et réalisateur Siphiwe Khumalo.

Modibo Keïta, ancien Premier ministre (Mali)

L'ancien Premier ministre malien Modibo Keïta était un instituteur de formation
Légende image,L’ancien Premier ministre malien Modibo Keïta était un instituteur de formation

L’un des tout premiers décès de personnalités en Afrique, au cours de l’année, est celui de l’ancien chef du gouvernement malien, Modibo Keïta.

Né le 31 juillet 1942 à Koulikoro, l’homme d’Etat est décédé le 2 janvier 2021 à Bamako, à l’âge de 78 ans.

L’instituteur de formation, Modibo Keïta, a d’abord été ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de son pays en 1987, sous le règne du Président Moussa Traoré.

En arrivant au pouvoir, Alpha Oumar Konaré en fait son conseiller à la présidence de la République, en 1997.

Du 18 mars au 9 juin 2002, il est le Premier ministre du président Alpha Oumar Konaré qui le remplacera plus tard par Ahmed Mohamed ag Hamani.

Modibo Keïta est nommé, le 24 avril 2014, haut représentant du chef de l’Etat pour le dialogue inclusif inter-malien avec les troupes rebelles Touaregs du Nord du pays.

Le 8 janvier 2015, sous le président Ibrahim Boubacar Keïta, il est à nouveau Premier ministre du Mali. Un poste qu’il occupe jusqu’à sa démission le 8 avril 2017.

Hamed Bakayoko, ancien Premier ministre (Côte d’Ivoire)

L'ancien Premier ministre ivoirien est décédé le 10 mars 2021 en Allemagne
Légende image,L’ancien Premier ministre ivoirien est décédé le 10 mars 2021 en Allemagne

Né le 8 mars 1965 à Abidjan, M. Bakayoko est décédé des suites d’un cancer le 10 mars 2021 à Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne.

D’avril 2011 à 2017, Hamed Bakayoko est ministre de l’Intérieur de Côte d’Ivoire. Son expérience et ses bonnes relations lui ont permis de stabiliser le pays qui sortait de la crise post-électorale 2010-2011.

En juillet 2017, à la suite des mutineries des Forces armées de Côte d’Ivoire, M. Bakayoko est nommé ministre de la Défense pour rétablir l’ordre au sein de l’institution militaire.

En juillet 2020, le journaliste Hamed Bakayoko accède à la Primature en tant que membre du RDR-RHDP, parti au pouvoir du président Alassane Ouattara.

C’est en 1986, après deux ans passés à la Faculté de Médecine à l’université de Ouagadougou au Burkina Faso, que Bakayoko décide de se consacrer au journalisme.

En 1990, il devient le responsable de la Jeunesse estudiantine et scolaire du PDCI. C’est aussi durant la même année, à l’âge de 25 ans, qu’il fonde le quotidien Le Patriote qu’il gère jusqu’en 1993.

Il est le premier directeur général à la création de radio Nostalgie Côte d’Ivoire, avant de devenir en 2000 le président directeur général de radio Nostalgie Afrique.

Marié et père de quatre enfants, l’ancien Premier ministre Hamed Bakayoko était également jusqu’à sa mort, maire de la commune d’Abobo.

Moufida Tlatli, réalisatrice (Tunisie)

La réalisatrice tunisienne Moufida Tlatli
Légende image,La réalisatrice tunisienne Moufida Tlatli

Née le 4 août 1947 à Sidi Bou Saïd, Moufida Tlatli est décédée le 7 février 2021, à l’âge de 73 ans.

Ministre de la Culture de son pays pendant seulement dix jours en janvier 2011, la réalisatrice Moufida Tlatli était également une scénariste et une monteuse.

C’est grâce à son professeur de philosophie qu’elle découvre le cinéma.

Elle obtient son diplôme de montage en 1968 et rentre au pays.

En 1994, elle réalise son premier long métrage, « Les Silences du palais », et remporte le Tanit d’or aux Journées cinématographiques de Carthage avec son collaborateur Nouri Bouzid.

Elle a également remporté la Tulipe d’or au Festival international du film d’Istanbul, le Prix du meilleur long métrage lors du 5e Festival du cinéma africain de Milan.

Moufida Tlatli a aussi obtenu une mention du jury de la Caméra d’or au Festival de Cannes.

Depuis 2001, elle fait partie du jury du Festival de Cannes.

En 2004, elle obtient le prix McMillan-Stewart décerné par l’université Harvard.

Thione Ballago Seck, musicien (Sénégal)

Thione Ballago Seck a mené une carrière musicale respectable avec son groupe le Raam Daan
Légende image,Thione Ballago Seck a mené une carrière musicale respectable avec son groupe le Raam Daan

Né en 1955 à Dakar, Thione Seck, qui est issu d’une famille griotte, a très tôt pris part aux manifestations culturelles et traditionnelles.

Il sera très vite remarqué et intègre le Star Band de Dakar, avant de rejoindre dans les années 1970 l’Orchestra Baobab qui excellait dans la musique salsa afro-cubaine.

En 1984, il crée avec son jeune frère Mapenda Seck, le Raam Daan (littéralement ‘ramper pour vaincre’ en Wolof).

Dans son répertoire musical, il aborde des thèmes comme l’amour, la famille, la société, la spiritualité qui font de lui un chouchou des fans du mbalax (rythme musical sénégalais basé sur des percussions).

En 2015, alors que sa santé commençait à être inquiétante, sa riche carrière est éprouvée par une affaire de fausse monnaie qui l’entraine dans une longue période de détention, suivi d’un procès en 2019, puis d’un jugement en appel en 2020.

Contre toute attente, le 14 mars 2021 à Dakar, à l’âge de 66 ans, Thione Ballago Seck est décédé, laissant derrière lui un vaste héritage musical à son fils Wally Seck.

John Magufuli, ancien président (Tanzanie)

L'ancien John Magufuli est décédé en fonction le 17 mars 2021, quelques mois seulement après sa réélection pour un second mandat
Légende image,L’ancien John Magufuli est décédé en fonction le 17 mars 2021, quelques mois seulement après sa réélection pour un second mandat

Né le 29 octobre 1959 à Chato, dans le nord-ouest de la Tanzanie, l’ancien de l’Etat est décédé en fonction le 17 mars 2021, quelques mois seulement après sa réélection pour un second mandat.

Issu d’une famille pauvre qui vivait sur les bords du lac Victoria, John Magufuli a vendu du poisson et du lait en surveillant le bétail, pour aider ses parents.

C’est le 5 novembre 2015 que M. Magufuli, a accédé à la magistrature suprême, après avoir été plusieurs fois ministre dans son pays.

Brillant élève en Chimie et en Mathématiques, il obtient son doctorat en Chimie à l’université de Dar es Salam.

Il sera d’abord enseignant à l’école secondaire de Sengerema, puis chimiste industriel.

Devenu député dans les années 1990 pour le compte du Chama cha Mapinduzi (CCM), le premier parti de Tanzanie, il gravit très vite les échelons.

Il devient successivement, entre 2000 et 2015, ministre de l’Elevage, de la Pêche, des Terres, du Logement et des Travaux publics.

M. Magafuli a contribué à la construction de nombreuses routes en Tanzanie.

L’ancien président tanzanien est surtout remarqué pour son scepticisme à l’égard du Covid-19.

Il était convaincu jusqu’à sa mort que son pays était « préservé de la pandémie par Dieu grâce aux prières des Tanzaniens. »

John Magufuli est remplacé à sa mort par la vice-présidente Samia Suluhu. Il était père de cinq enfants.

Nawal El Saadawi, écrivaine et activiste (Egypte)

L'activiste égyptienne Nawal El Saadawi a beaucoup contribué au combat pour l'émancipation des femmes égyptiennes et du monde arabe
Légende image,L’activiste égyptienne Nawal El Saadawi a beaucoup contribué au combat pour l’émancipation des femmes égyptiennes et du monde arabe

Nawal El Saadawi aura bien marqué son époque pour son combat mené pour l’émancipation des femmes du monde arabe.

Née le 27 octobre 1931 à Kafr Tahla, près du Caire, elle opte pour l’activisme.

En 1981, elle est conduite en prison pour s’être opposée à la loi du parti unique sous le président Anouar el-Sadate.

Quand Hosni Moubarak arrive au pouvoir, après l’assassinat de Sadate, elle est libérée en 1982.

Elle publie son livre « Mémoires de la prison des femmes«  et fonde l’Association arabe pour la solidarité des femmes.

Ce mouvement féministe sera interdit en 1991.

Son engagement activistes dans ses œuvres littéraires, très critiques, sur les brutalités policières, la condition de la femme en Egypte et dans le monde arabe, mais aussi la montée de l’intégrisme religieux la contraignent à l’exil.

Elle a eu la chance de rentrer dans son pays natal où elle est décédée au Caire, le 21 mars 2021.

Didier Ratsiraka, ancien président (Madagascar)

Le président Didier Ratsiraka est décédé le 28 mars 2021 à Antananarivo
Légende image,Le président Didier Ratsiraka est décédé le 28 mars 2021 à Antananarivo

Né le 4 novembre 1936 à Vatomandry, une province de Tamatave, l’ancien président malgache est décédé le 28 mars au centre hospitalier de Soavinandriana à Antananarivo, la capitale, des suites d’une « petite grippe ».

Didier Ratsiraka est l’enfant d’un fonctionnaire de l’administration coloniale.

Brillant élève, il va poursuivre ses études en France où il fut admis à l’école navale d’où il sortira 2e de sa promotion.

Il retourne dans son pays avec le grade d’enseigne de vaisseau de 1ere classe.

Fort de son expérience sur le vaisseau français Jeanne d’Arc, il devient le commandant du patrouilleur Tanamasoandro, qui a été cédé à son pays par la France.

Son avenir sera scellé à bord de ce vaisseau qui s’échoue sous son commandement, au fond de l’anse Nièvre, à la suite de fausses manœuvres.

En guise de sanction, Ratsiraka sera affecté au poste d’attaché d’Ambassade à Paris.

Entre 1972 et 1975, durant la transition militaire, il devient ministre des Affaires étrangères.

C’est bien Didier Ratsiraka qui a obtenu en 1973 la révision des accords de coopération avec la France avec le départ des militaires français présents à Madagascar et la sortie de la zone Franc.

Fondateur du parti socialiste et nationaliste Arema, il est élu président de la République en 1975 après la transition militaire.

En 1993, Albert Zafy lui succède au pouvoir à la suite d’une réclamation des forces vives pour une transition libérale amorcée dès 1991.

En 1996, Didier Ratsiraka revient au pouvoir et procède à une nouvelle réforme constitutionnelle.

En 2002, à la suite des tensions nées de la présidentielle qui l’a opposé à Marc Ravalomanana, il s’exile en France.

Ayant vu sa candidature invalidée à la présidentielle de 2013, Ratsiraka se présente en 2018 et se fait éliminer dès le premier tour.

Idriss Déby, ancien président (Tchad)

Le président Déby est décédé le 20 avril 2021 à Ndjaména des suites de blessures au front
Légende image,Le président Déby est décédé le 20 avril 2021 à Ndjaména des suites de blessures au front

L’ancien chef de l’Etat tchadien est né le 18 juin 1952 à Berdoba et est décédé à Ndjaména le 20 avril 2021, à l’âge de 68 ans.

Un peu après l’annonce de sa victoire pour un sixième mandat, le maréchal du Tchad, blessé au front face à des rebelles du Front pour l’alternance et la concorde, succombe à ses blessures.

Il est remplacé par son fils Mahamat Idriss Déby qui dirige le Conseil militaire de transition mis en place.

Le président Déby a rempli une riche carrière militaire.

Il entre à l’école des officiers de Ndjaména après l’obtention de son baccalauréat.

En 1976, il décroche une licence de pilote professionnel en Transport des troupes, à l’Institut aéronautique Amaury de la Grange, en France.

En 1979, Déby rentre au pays et soutient la rébellion en mars 1980 de Hissène Habré contre le président Goukouni Oueddei, après l’éclatement du Gouvernement d’union nationale de transition (GUNT).

Il est nommé Commandant en chef des Forces armées du nord (FAN) par Hissène Habré, qui, le 7 juin 1982, pousse Goukouni à s’exiler en Algérie.

En 1983, il est promu au grade de Colonel et devient l’adjoint du chef des armées du Tchad.

En 1985, il retourne en France à l’Ecole de guerre inter-armées et va s’occuper dès son retour en 1986 du poste de conseiller du président Habré pour la défense et la sécurité.

En 1990, avec le soutien de la France, il réussit à déposer le président Hissène Habré qui se réfugie avec sa famille au Sénégal.

Son titre de maréchal lui a été accordé en 2020 lors de son offensive victorieuse, à la tête des troupes tchadiennes, contre Boko Haram.

Le président Déby a aussi été le président de l’Union africaine de 2016 à 2017.

Germaine Ahidjo, ancienne première dame (Cameroun)

Germaine Ahidjo, décédée le 20 avril 2021 à Dakar, est inhumée près de son mari au cimetière musulman de Yoff
Légende image,Germaine Ahidjo, décédée le 20 avril 2021 à Dakar, est inhumée près de son mari au cimetière musulman de Yoff

Germaine Ahidjo, l’épouse du premier président de la République du Cameroun, Amadou Ahidjo, est décédée le 20 avril 2021 à Dakar, capitale du Sénégal où elle vivait avec sa famille depuis leur exil.

Née le 11 février 1930 à Mokolo, elle se marie le 17 août 1957 à Amadou Ahidjo, le père de l’indépendance du Cameroun qu’elle a rencontré en 1955.

Elle devient alors la Première dame du Cameroun de 1960 à 1982.

Après l’obtention de son certificat d’études en 1942, Germaine Ahidjo intègre la cité des Métis de Douala, devenue aujourd’hui le lycée New-Bell.

En 1947, elle obtient une bourse qui la conduit en France où elle décroche un diplôme d’infirmière d’Etat en 1952.

En 1953, elle se spécialise en maladies tropicales à l’Institut Pasteur.

Mme Ahidjo a eu trois filles (Babette, Aissatou et Aminatou) de son mariage avec l’ancien président du Cameroun.

Elle a aussi un fils, Daniel Touffic, de son premier mariage avec un Libanais.

Elle est inhumée au cimetière musulman de Yoff, près de son mari, le président Amadou Ahidjo, décédé le 30 novembre 1989 à Dakar.

Leave a reply

More News